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Journées nationales de l’architecture

Date

Oct 15 2022

Heure

14:00 - 18:00
Des galets, une branches de lierre
Vue d’un mur en calade – Crédits JC Lett/ Villa Arson Nice – mise en couleur : In the shade of a tree

Les Journées nationales de l’architecture ont pour objectif de développer la connaissance architecturale du grand public et de susciter le désir d’architecture. Elles proposent de dévoiler les richesses de l’architecture contemporaine remarquable partout où elle se trouve, de raconter l’histoire du bâti qui nous entoure, d’éveiller les curiosités et les sensibilités artistiques et de valoriser l’apport culturel, scientifique, technique et social de l’architecture.

Une exposition/déambulation : l’œil de l’architecte

La Villa Arson, à l’architecture singulière et puissante, ancrée au milieu d’un jardin méditerranéen, se découvre par la promenade. L’exposition invite à une déambulation contemplative ponctuées de visions de la Villa entrant en résonance avec des principes universels d’architecture. Dispersés sur l’ensemble du site, quinze visions, chacune définie par un cadre, mettent en scène des points de vue de la Villa. Ces points de vue correspondent à des clichés réalisés par Michel Marot lui-même entre 1968 et 1972, des premières phases de chantier jusqu’à la livraison du projet. Le visiteur est alors invité à déployer dans ces cadres un cliché du même lieu réalisé une cinquantaine d’années plus tôt, créant un jeu « d’avant/après » entre les photographies d’alors et la réalité d’aujourd’hui. Ayant pu s’imprégner du lieu au travers de son parcours étudiant et professionnel, l’architecte Marc Barani crée une narration mettant en parallèle les clichés de Michel Marot. La pensée contemporaine de Marc Barani offre un nouveau point de vue sur l’oeuvre de son illustre prédécesseur, invitant l’esprit du visiteur à se concentrer sur des notions fondamentales de l’architecture.

Une exposition/déambulation pensée à deux voix, la Villa Arson et le Forum d’Urbanisme et d’Architecture, propose à ses visiteurs une immersion sensible non pas dans une seule oeuvre construite, mais bien dans un processus de pensée, dans une construction des idées. Elle se fonde sur des photographies d’époque, prises par Michel Marot lui-même durant toute l’épopée d’un chantier hors normes. Un texte les accompagne, né d’une conversation avec Marc Barani, architecte familier des lieux (et qui plus est, comme Michel Marot, Prix de l’Équerre d’Argent à quarante-cinq ans d’écart). Toute noble que soit cette intention de départ, il faut pourtant être conscient des limites de l’exégèse. Les clés que ce parcours donnera à ses visiteurs ne perceront pas tous les secrets de l’aventure de la pensée, qui se matérialise ici dans un béton immergé dans le végétal. Des choses demeureront immanquablement dans l’intimité de la Villa et de Michel Marot.

Entrée libre et gratuite