École d’été #2





30 x 45 cm, Édition de 30 exemplaires + E.A.
Le centre d’art de la Villa Arson présente la deuxième édition de l’École d’été, quatre après-midi d’exploration artistique entre un groupe de participant·es et un·e artiste en résonance avec les enjeux écologiques contemporains.
Après le succès de l’École d’été inaugurée l’an dernier avec Gil Lekh, c’est l’artiste, réalisatrice et scénographe, Barbara Noiret qui reconduit l’expérience de ce partage de pratiques plastiques, théoriques, corporelles.
L’école d’été est entièrement gratuite, intergénérationnelle (dès 14 ans), accessible sur inscription (dans la limite des places disponibles).
vers une écologie de l’attention avec barbara noiret
Pour l’École d’été, Barbara Noiret propose une immersion artistique et écologique dans le site de la Villa Arson, conçue par Michel Marot comme une architecture-paysage intégrée qui déploie ses terrasses, patios et jardins méditerranéens dans un dialogue constant avec la lumière, le climat et les pratiques en art.
Il s’agira de porter une attention au vivant et au partage, au croisement des enjeux écologiques : investir les jardins en restanques (pins d’Alep, oliviers, cyprès, plantes grasses…) comme terrain d’expérimentation sensible et plastique. Ces espaces deviennent ici un laboratoire de formes et de récits en mouvement, entre respiration, voix, performance, lecture, dessin, gravure, aquarelle et création vidéo.
L’École d’été propose ainsi une immersion dans la nature, en résonance avec les grandes questions contemporaines : mémoire des lieux, écologie, technologies, temporalités lentes, ses bienfaits et ses dérives — transformation du vivant — . Le jardin devient à la fois le terrain fertile de l’imaginaire, sujet, et outil d’expression. Les projets seront nourris de références philosophiques, artistiques et scientifiques. Un carnet de recherche accompagnera le projet.
Chaque jour, les participant·es explorent :
- la découverte d’une œuvre de l’artiste, ouvrant des liens avec des textes et références mythologiques, philosophiques, scientifiques, éco-féministes et artistiques (Hésiode, Empédocle, Edgar Morin, Baptiste Morizot, Vinciane Despret, Donna Haraway, Robin Wall Kimmerer,Anna Tsing, Isabelle Stengers, herman de vries,…)
- des temporalités lentes à travers des techniques de respiration, placement du souffle, de la voix, de la diction, du geste, jusqu’à la performance en lien avec l’architecture et le jardin.
- les jardins à travers une attention au vivant et au partage, comme terrain d’expérimentation sensible et plastique.
- un atelier de création plastique pour découvrir ou approfondir des techniques (dessin, gravure, aquarelle, création vidéo, installation, scénographie d’exposition).
- une ou plusieurs œuvres de l’exposition des diplomé·es 2026 Staring at the Sun
Médium utilisés : dessin, gravure, aquarelle, installation, respiration (placement du souffle, les 3 respirations) voix (placement de voix, respiration, articulation), lecture (lecture publique, intonation, rythme), performance (action en direct, corps, temps réel), photo, vidéo (cadrage, tourné-monté, montage, projection en trompe-l’oeil).
barbara noiret
Artiste, réalisatrice et scénographe, ses interventions artistiques explorent les liens entre crise écologique et systèmes de domination, en mettant en lumière les voix de communautés minorisées et fragilisées – générationnelles, raciales, en situation de précarité ou de vulnérabilité psychique -.
À travers des résidences de création, des commandes in situ ou des projets collaboratifs menés sur des territoires, elle déploie une démarche où la transversalité est au cœur du processus – cinéma, vidéo, photographie, musique, chant lyrique, théâtre, danse, performance, sciences sociales et naturelles – .
Depuis dix ans, Barbara Noiret crée également des mises en scène et scénographies pour des productions théâtrales et événementielles. Parallèlement, elle enseigne à l’Université Côte d’Azur, Paris VIII Vincennes-Saint-Denis, et précédemment à Paris III Sorbonne Nouvelle en arts plastiques, cinéma, arts du spectacle et médiation culturelle.
Plus d’infos : www.barbara-noiret.com
Le programme complet et détaillé est à télécharger en bas de page.
jour 1 – mercredi 15 juillet
Cosmogonies : sur les traces de la construction du monde
Cette première journée pose les bases de l’École d’été à travers une exploration des récits de création — entre mythes anciens, imaginaires contemporains et expériences sensibles. Cet atelier nous invite à explorer comment les récits de création — anciens et contemporains — influencent notre manière d’habiter le monde aujourd’hui.
- Projection du film “Le dernier matin du monde” (20 min) & discussion
- Temporalités lentes — voix et souffle
- Le jardin, un espace d’attention active
Pratiques engagées : respiration, lecture à voix haute, dessin in situ, captation vidéo.
jour 2 – jeudi 16 juillet
Du souffle à l’image : filmer le vivant
A travers l’observation, des textes choisis et la pratique artistique, les participant·es explorent différentes manières de penser le jardin, les végétaux et espèces endémiques de la Villa. En filmant le vivant et ses présences invisibles, le corps devient un relais du regard : la respiration guide le cadre, la caméra prolonge la main, le mouvement du bras devient panoramique.
- Temporalités lentes — du souffle au geste
- Projection du film “Avril” (4’07’’) & discussion autour du montage
- Montage des images du jardin
Pratiques engagées : respiration, lecture, dessin, aquarelle, captation vidéo, montage, projection vidéo
jour 3 – vendredi 17 juillet
Jardins & imaginaires en projection dans la Villa Arson
Le visible, le projeté et l’invisible. Ce troisième après-midi explore le déplacement de l’image dans l’architecture. Le bâtiment devient un espace actif de projection, où récit, image et espace se superposent. En travaillant sur le sujet du trompe l’œil, les expérimentations visuelles, et la collecte responsable, l’atelier invite à porter attention aux formes discrètes du jardin et à découvrir comment celles-ci peuvent devenir matière à image et à création.
- Trompe-l’œil & discussion
- Projection — expérimenter le trompe-l’œil
- Temporalités lentes — empreintes du vivant
- Collecte & empreintes végétales
Pratiques engagées : Projection vidéo, trompe-l’œil, lecture, frottage, pratiques d’empreinte, atelier gravure, dessin, aquarelle
jour 4 – samedi 18 juillet
Performance & Scénographie
Ce dernier après-midi a pour thème la performance collective, le corps apprend à circuler et à se positionner dans l’espace architectural et paysager. Cet atelier aura pour objectif de relier et de recontextualiser l’ensemble des productions plastiques et vidéo, et le jardin comme terrain d’expérimentation sensible et plastique.
- Temporalités lentes — du geste à la performance
- Performance collective
- Dessin chorégraphié
- Notions scénographiques
Informations pratiques
Du mercredi 15 au samedi 18 juillet 2026, de 15h à 19h.
Chaque après-midi explore une thématique distincte, conçue pour se relier de manière cohérente et progressive sur les 4 séances. Si l’idéal est de vivre l’expérience dans son ensemble, chaque séance est aussi pensée pour accueillir celles et ceux qui souhaitent y participer ponctuellement, afin de s’adapter au rythme et aux disponibilités de chacun·e.
Gratuit sur inscription, lien vers formulaire à retrouver ici.
Intergénérationnel à partir de 14 ans.
Pas de pré-requis pour s’inscrire. Les personnes en situation de vulnérabilité sont les bienvenues (nous veillerons à ce que les conditions d’accueil soient adaptées).
Les matériaux sont fournis, à l’exception du carnet de recherche personnelle. Dans l’idéal, un carnet de dessin format A3.
Pour tout renseignement complémentaire ou si vous rencontrez des difficultés pour l’inscription en ligne, vous pouvez nous écrire à cette adresse : servicedespublics@villa-arson.fr
