Félicitations à Juliette Djahyef Moran et à Hyeri Yoo, lauréat·es de l’appel à candidature pour une résidence à la Station.
Dans le cadre du programme After Villa, dispositif d’accompagnement à l’insertion professionnelle des jeunes diplômé·es, la Villa Arson développe un partenariat avec La Station, artist-run space niçois ayant pour vocation de conjuguer lieu d’exposition et résidence d’artistes.
La résidence se déroule du 6 juillet au 30 août 2026 au sein des espaces de La Station. Les artistes dispose d’un atelier dédié d’environ 40 m² intégré à l’environnement collectif du lieu, avec accès aux espaces communs et aux ressources techniques disponibles sur site. Ce programme se conclura par une restitution publique à la fin de la période de résidence.
juliette djahyef moran
Artiste ayant grandi entre la Meuse et la Champagne-Ardennes, iel est basé·e· à Nice. Diplômé·e· de la Villa Arson en 2026, son travail met en scène des personnages sculptés, condamnés à jouer leur propre tragédie comme une farce. Teinté par des questionnements sur la fabrication du monstre et des mécanismes d’assignation, ses pièces proposent une réflexion sur la fatalité, à travers l’étude des symboles et des savoir-faire artisanaux qu’iel collecte puis s’approprie.
Iel présente sur des dispositifs mécaniques et théâtralisés ses bribes de récits macabres, romantiques, chaotiques, mais dont le drame est court-circuité par le choix de la joie et de l’absurde. Ses sculptures se révèlent comme des énigmes à décrypter, appelant celui qui regarde à chercher ce qui se joue au-delà de la représentation, et à réfléchir à sa propre condition. Avec ses formes, iel met en scène une soif de vivre, où prennent place des existences marginales, queer, insaisissables, pour fissurer une réalité ordonnée.
Son travail a été montré à la Maison Bernard et à la Villa Arson, et sera visible lors des expositions Staring at the Sun (Centre d’Art de la Villa Arson) et Monday left me broken (Maison abandonnée, Villa Caméline à Nice) en juillet 2026.
Hyeri Yoo
Diplômée du DNSEP de la Villa Arson en 2025. Elle vit et travaille à Paris. À travers l’installation et la sculpture, elle développe une recherche autour de matériaux instables et des transformations qu’ils rendent visibles. Plutôt que de représenter la disparition, elle crée les conditions dans lesquelles les matières et les formes évoluent sous l’effet du temps, de l’humidité ou de leur environnement.
Son travail explore les formes fragiles de la mémoire, non comme des traces figées mais comme des présences qui persistent en se transformant. Ses recherches s’orientent aujourd’hui vers les formes domestiques, envisagées comme des lieux où la mémoire continue d’agir bien après la disparition des espaces auxquels elles appartenaient.